Migration et enjeux fonciers en Côte d’Ivoire: Partage d’expériences des acteurs

Communication à l’atelier sur Migrations et Enjeux fonciers en Cote d’Ivoire

La situation foncière ivoirienne est fortement marquée par d’anciennes et intenses migrations agraires appuyées par l’Etat dans le cadre du développement de l’économie de plantation (coton, anacarde, café et cacao). La mise en valeur des terres s’est faite, dans certaines zones du Nord et du Sud de la Côte d’Ivoire, sur la base de nombreuses transactions foncières entre autochtones et migrants. L’indexation sociale de ces transferts de terre introduit une incertitude sur les droits transférés. Les effets combinés de la crise économique qu’a connue la Côte d’Ivoire à compter des années 1980 et de la croissance démographique ont accentué la pression sur les terres et ont aggravé les conflits fonciers : remise en cause de la coutume (matriarcat), etc.

C’est dans ce contexte foncier conflictuel et très politisé qu’a été adoptée, en 1998, la loi sur le domaine foncier rural. Dans ses motifs, cette loi, en organisant la formalisation des droits de propriété sur le domaine foncier rural, vise à accroître la sécurité foncière des populations rurales, à limiter les conflits et à favoriser l’investissement et la productivité agricole.

L’une des causes des crises qui minent ce pays est en lien direct avec les questions foncières. Il n’est donc plus possible de parler d’une gestion durable des conflits et de cohésion sociale dans ces localités sans traiter sérieusement les problèmes fonciers. Aujourd’hui encore la violence des conflits entre éleveurs et agriculteurs nous montre l’étroitesse du lien entre les problèmes sociaux et la question foncière.

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