Insécurité et milices privées de quartier

Face au banditisme, les populations assurent leur propre sécurité

Consternation ! Psychose générale et terreur. Ces mots résument à peu près l’État dans lequel se trouvaient bon nombre de camerounais à un moment ou l’autre des années 1999 et 2000. c’est surtout les habitants de Yaoundé et de Douala qui furent des témoins des scènes aussi cruelles les unes que les autres. Dans une autre mesure, ce furent les habitants du grand Nord Cameroun, victimes des affres des " coupeurs de route « .

Les mains noires des bandits de grand chemin ont perpétré avec beaucoup de dextérité alors, des coups extraordinaires face aux forces de l’ordre quasiment déjouées, Que dis-je ridiculisées. Il était temps de réagir pour défendre et garantir la sécurité des habitants. Bien sûr, la brigade antigang existait déjà. Le bataillon léger d’intervention (BLI) entraîné par les israélites était en voie d’engager la riposte contre les coupeurs de route qui dictaient leurs lois sur la ligne Ngaoundéré Kousseri.

Pour la ville de Yaoundé, il fut crée l’ " opération vautour « . Une solidarité de corps : policiers, gendarmes et militaires. Ils avaient pour mission d’effectuer des contrôles et des rafles à tout bout de champ pour dénicher les éléments suspects. C’est ainsi que lors d’une de ces opérations effectuées au quartier universitaire de Ngoa Ekelle à Yaoundé, ils mirent la main sur des individus détenant des armes à feu, de faux cachets administratifs, des ossements humains_Des contrôles systématiques sur chaque carrefour ont eu pour effets de réduire considérablement le laissez-aller.

Parallèlement, un décret présidentiel en février 2000 créait " le commandement opérationnel " essentiellement constitué de militaires et dont le champ d’action se trouvait être circonscrit à la ville de Douala. Le colonel Bobo Ousmanou est alors nommé chef d’État major de cet organe de répression dont la mission est d’arrêter net la progression infernale de la grande criminalité dans la métropole de Douala. Il n’était pas clair aux yeux de tous que le commandement opérationnel se donnait le souci d’assurer la sécurité des " habitants " tant le flou régnait sur la véritable action de cet organe. Surtout lorsque des innocents sont tombés dans les mains du C.O. le cas de Paul Pecheka, chauffeur de taxi abattu le 30 octobre 2000 au volant de sa voiture. Selon les informations lues dans les colonnes de " La Nouvelle Expression « .

En marge de ces organes ponctuels de répression la brigade antigang à Douala et le groupement spécial des opérations (GSO) sont restés fonctionnels.

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