L’année 2010 est un moment symbolique de rétrospection mais aussi et surtout d’introspection. La célébration du premier cinquantenaire des indépendances dans plusieurs pays africains est un moment symbolique de rétrospection à un double titre. Elle est d’abord une occasion pour rendre un hommage mérité et renouvelé aux femmes et hommes qui, partout en Afrique et dans le monde, ont contribué à la libération du continent au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle pose ensuite l’exigence de faire le bilan de l’évolution d’un continent qui n’a pas été globalement maître de son destin. Sous ce double rapport, les rêves nourris par les grandes figures des indépendances se sont progressivement dissipés et ont laissé place à un avenir incertain et surtout à une inquiétante absence de perspectives pour les africains, surtout les jeunes. ...
L’année 2011 doit être un moment de projection vers le deuxième cinquantenaire. Si les hommes et femmes qui ont contribué aux indépendances ont assumé leur responsabilité devant l’histoire en permettant au continent de se libérer du joug de la colonisation, il appartient aux générations actuelles d’assumer leur responsabilité envers les générations futures. En ce début du deuxième cinquantenaire, rendez-vous doit être pris, symboliquement, avec l’année 2060 qui marque la fin de ce deuxième cinquantenaire.
Document complet Manifeste pour 2060


l’ARGA participe à la