Par ANONRIN Moucharafou, Moïse SOUDE, Valère HOUETO (Porto-Novo, 06 Mai 2008)
La ville de Porto-Novo connaît depuis des années, un problème crucial lié à la pollution par les odeurs. En effet, certains quartiers de la ville sont le théâtre d’un spectacle assez désolant. En période de fête (Tabaski) et lors des cérémonies, les rues et les caniveaux sont pris d’assauts par les bâches et les foyers de cuissons d’aliments. L’occupation de ces voies est souvent est souvent pour la plupart autorisée par la Mairie. Pendant la tabaski, les femmes préparent la viande sur les trottoirs bloquant ainsi la circulation. Les moutons, tués et dépecés sur ces mêmes trottoirs, les viscères sont alors déposées dans ces conduits artificiels d’eau pluviale.
Quelques jours après la fête, il se dégage des caniveaux une odeur assez suffocante et c’est la bonne saison pour les moustiques. Ce spectacle est souvent remarquable dans les quartiers comme Vekpa, Sainte-Anne, Agbokou, Sadognon (1er arrondissement) et partout ailleurs où il y a des caniveaux. La responsabilité de la Mairie repose que dans le fait que cette dernière donne l’autorisation d’occuper les rues sans pour autant se soucier de ce que deviennent ces rues. Après les cérémonies, le retard observé dans le curage des caniveaux ne fait qu’aggraver la situation : Cette odeur tant décriée par la population s’accentue surtout en période de pluie. Les nombreuses plaintes enregistrées par le chef du quartier Vekpa en 2005 et en 2007 n’ont pas réussi à changer les choses. A Agbokou, une maison dépourvue de fosse sceptique déverse le contenu de son WC sanitaire dans le caniveau passant par la devanture. Il faudra faire un effort surnaturel pour respirer dans certains quartiers de Porto-Novo, surtout en période de pluie.
La ville de Porto-Novo connait un problème de pollution par les odeurs. Pendant les fêtes comme la Tabaski et lors des cérémonies, les quartiers et ceux surtout de la vieille ville sont envahis par toutes sortes de manifestations. Les rues sont occupées par les bâches et sur les trottoirs on tue les bêtes et on prépare à manger. Les viscères et autres produits de nettoyage de viandes sont déversés dans les caniveaux qui puent. Il arrive que dans certains quartiers, certaines maisons ne disposent pas de latrines et les mêmes caniveaux servent à les remplacer.
Après les fêtes et les cérémonies, il se dégage des odeurs nauséabondes. Cette situation est aggravée en période de pluie et le curage de ces caniveaux n’est pas régulier.
La Mairie qui donne l’autorisation doit vérifier ce que les lieux sont devenus après la fête. Le curage des caniveaux doit être régulier.
Les initiatives de la Mairie doivent tenir compte du mieux être social.