Par ANONRIN Moucharafou, (Porto-Novo, 05 Mai 2008)
Lorsqu’on parle de denrées alimentaires, l’on peut occulter les nombreuses boites de conserves qui inondent nos marchés et qui sont offertes aux clients sans aucune norme. Souvent il est aisé de remarquer que ces boites de conserves, sans doute de source douteuse, portent des dates qui les mettent hors circuit pour la consommation.
Pourtant sans se soucier de la vie des consommateurs, on les offre quand même. Mais le plus grave est que dans nos marchés, les normes de conservation sont battues en brèche. Dans le marché Ahouangbo (1er arrondissement) de Porto-Novo, les denrées alimentaires, surtout les boites de sardines, les tomates en boites, les boites de vinaigre etc. sont exposées au soleil. C’est pour réprimer cet état de chose que dans le mois de Février de l’année 2006, la police environnementale, en patrouille conjointe avec la police sanitaire une structure de la Direction Départementale de la Santé de l’Ouémé et du Plateau ont procédé à une descente inopinée sur le terrain afin de mesurer l’ampleur du désastre.
Il a été remarqué que les sachets de macaroni, les boites de conserve perdent de leur couleur et jaunissent pour la plupart. Aussi ces pâtes alimentaires durcissent à l’intérieur des sachets présentant ainsi leur degré d’incomestibilité. La police sanitaire proposa à ces bonnes dames d’exposer une petite quantité de leurs denrées afin de les préserver contre le soleil. La construction de petits appâtâmes leur a été aussi conseillée. A défaut d’appâtâmes, ces femmes forment un ombrage avec des pagnes. Ces précautions n’ont pas été servies à l’unanimité par ces femmes et le constat est clair.
En face des bouchers du marché d’Ahouangbo, le spectacle désolant des denrées exposées au soleil continue. Plus tard, la patrouille conjointe Police Sanitaire et Police environnementale a réprimé quelque peu ces femmes, mais le manque d’infrastructure dans le marché pose le problème d’abri. Alors cette patrouille heureuse d’avoir déceler le problème attend des moyens plus hardis pour continuer la sensibilisation.
Aujourd’hui, bon nombre de femmes de nos marchés ont adopté le parasol.
Pour la santé des populations, vivement que la sensibilisation porte.
La Mairie doit penser à la modernisation du marché.