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Consommation de la tomate pourrie: une habitude des restaurateurs publics.

Par ANONRIN Moucharafou, (Porto-Novo, 04 Mai 2008)

La tomate est un produit très prisé dans la cuisine en général et celle béninoise en particulier. Les saisons de tomates, c’est-à-dire les périodes dans lesquelles elles peuvent apparaître sur le marché béninois sont très variées. Elles dépendent aussi de sa production dans les pays limitrophes. Ainsi la tomate du Nigéria voisin est souvent très appréciée, pourtant elle n’est pas tout à fait naturelle. Un risque d’intoxication se dégage de ce fait. Mais ce qui aggrave encore la situation c’est l’état de pourriture dans lequel se trouve souvent le produit.

Sur nos marchés à Porto-Novo, il est aisé de voir les vendeuses de condiments exposer dans un panier les tomates avariées, pourries. Les premières clientes de ces vendeuses ne sont rien d’autres que les restauratrices des mini restaurants de la ville. Au cours de l’une de ses descentes, la police environnementale, un soir du 20 Mai 2006 a surpris dans le marché d’Ahouangbo (1er arrondissement) de Porto-Novo, une telle manœuvre consistant à vendre à une restauratrice des condiments (Tomates) déjà pourries et très bon marché.

Les inspecteurs procédèrent alors à une sensibilisation tous azimuts consistant à dissuader la cliente. Pour se faire, ils ont énuméré les risques liés à la consommation de cette denrée. La cliente ayant l’habitude de s’approvisionner ainsi, ne se laissa pas convaincre. Comme arguments, elle prétend chauffer ces condiments avant de préparer ses mets. Loin encore, elle prétend que la tomate pourrie donne un bon gout à la sauce et que celle encore en bon état est bonne pour les salades. Face à tous ces propos indélicats, les inspecteurs de la police environnementale se sont alors retirés mais ont retenue que la tomate pourrie constitue un danger pour un être humain.

Ils se proposèrent alors d’élaborer un ensemble de principe dissuasif face à l’ampleur du phénomène. Dans un premier temps, il s’agit de sensibiliser les restauratrices aux avantages de la consommation des condiments frais, dans un second temps il faudra répertorier les vendeuses de denrées pourries (tomates) et procéder quelque peu à leur contrôle. Le processus de mise en œuvre de ces mesures est en cours mais se trouve heurté à une réalité. Les tomates avariées constituent une source de récupération des fonds pour la vendeuse. Ainsi pour amortir les pertes, la vendeuse se doit de revendre ces tomates.

Commentaire

La Mairie doit procéder à un contrôle rigoureux des denrées alimentaires.

Notes

Un contrôle rigoureux des denrées alimentaires s’impose pour une salubrité alimentaire.

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