Rapport mondial sur la corruption 2003;
Par Huguette DOSSA AKPLOGAN, ValérieTOSSA, Hubert TOPANOU (BENIN, 19-02-2007)
Le rapport mondial sur la corruption fait passer ce message : « les corrupteurs n’ont plus d’endroit où se cacher » . En effet grâce à la technologie qui fait circuler de façon rapide l’information, et aux campagnes menées par les sections nationales de Transparency International en faveur de la liberté d’information, d’une part, à la vigilance des médias et de la Société Civile, aux réformes législatives internationales, d’autre part, et à la prise de conscience du secteur privé, on arrive à observer aujourd’hui des progrès visibles dans la lutte contre la corruption. De bonnes nouvelles parviennent des pays de l’Union Européenne où avec la pression des acteurs sociaux, la volonté politique et les efforts de la société civile ont contribué à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. La lutte contre le blanchiment d’argent et le rapatriement des biens volés a remporté des succès remarquables au cours de ces douze derniers mois. Les sections nationales de Transparency Internationale en Afrique sont à la tête d’une campagne prônant le rapatriement des biens pillés par les anciens dictateurs et déposés dans les comptes bancaires en Europe. Par exemple le Nigeria a presque vu rentrer1,2 milliard de dollar américains de fonds volés par le dictateur Sani Abacha. Le rapport mondial sur la corruption note par ailleurs une tendance positive parmi les agences des bailleurs de fonds. Les efforts de la Société Civile pour combattre la corruption sont renforcés par le travail des journalistes d’investigation.
Toutefois, les progrès sont lents pour changer les images personnelles, publiques des sociétés ternies par la corruption. En effet, les initiatives internationales telles que la convention internationale de lutte contre la corruption des fonctionnaires étrangers dans les transactions internationales de l’Organisation de Coopération et de développement Economique (OCDE) et d’autres instruments connexes n’ont pas un impact satisfaisant sur la lutte contre la corruption. En effet, non seulement les Etats membres de l’OCDE n’ont pas la volonté de juger les grandes affaires de corruption, de plus le mécanisme de suivie de l’OCDE n’est pas suffisamment doté en ressources;
Le samedi 17 février 2007 au Centre International de Conférence de Cotonou, la section Béninoise de Transparency International a organisé une journée de réflexion sur le thème: «l’accès à l’information comme moyen de lutte contre la corruption»
Dans son développement le Vice président de la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la communication Clément Houénontin a insisté sur le rôle prépondérant que doivent jouer les médias au cœur de l’information. Et de leur dextérité et de leur vigilance dépend la réussite de la lutte contre la corruption, l’impunité, la gabegie et la mafia au sommet de l’Etat.
En cette veille d’élection, la fonction de vigile des médias doit être recentrée et consolidée;
le rapport mondial de transparency international sur la corruption est un ouvrage très important à lire pour avoir des connaissances précis sur l’évolution de la corruption dans le monde;