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Atelier de révision du Programme National de Bonne Gouvernance

Participation de l’Alliance à l’atelier sur la composante gouvernance locale

Par Boubacar CISSE FALL (Alliance, 05 octobre 06)

Le Gouvernement du Sénégal a mené de 2003 à 2005, avec l’appui du PNUD, une première phase du Programme National de Bonne Gouvernance. Au terme de cette phase, la Délégation au Management Public a engagé un processus de révision pour élaborer un document d’orientation du programme pour les années 2007 - 2011.

C’est dans ce cadre que l’Alliance a pris part au mois de juillet, à l’atelier de révision de la composante "gouvernance locale".

La présente fiche fait l’économie de notre participation à cet atelier.

Texte complet

Le 12 juillet 2006, nous avons participé au nom de l’Alliance à l’atelier de révision de la composante « Gouvernance Locale » du Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG) organisé par la Délégation au Management Public du Secrétariat Général de la Présidence de la République.

Le Sénégal mène, depuis 2003 avec un appui du PNUD, un Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG) qui doit servir de cadre de référence aux interventions des partenaires au Développement. Pour ce faire, les données contenues dans le document de programme datant de 2002 devaient être actualisées pour « élaborer un nouveau document de programmation technique et financière , en vue d’organiser une table ronde des bailleurs, pour mobiliser plus de ressources et prendre en charge correctement les préoccupations des tous les acteurs de la bonne gouvernance, notamment, l’Etat, le secteur privé et la société civile » .

Les six (06) composantes de ce Programme sont :

« Amélioration de la qualité du Service Public » .

« Gouvernance Locale » .

« Gouvernance judiciaire » .

« Développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication » .

« Amélioration de la Qualité du Travail Parlementaire »

« Gouvernance Economique » .

Chacune de ces composantes a fait l’objet d’un atelier sectoriel de révision.

La composante « Gouvernance Locale » présente la particularité de ne pas avoir été prise en charge dans le cadre de la mise en oeuvre de la première phase du PNBG du fait de l’engagement du bailleur de fonds principal sur beaucoup d’initiatives en matière de Décentralisation notamment deux Programmes étatiques, justifiant ainsi sa décision de ne pas engager de ressources sur cette composante. Mais la situation ayant montré dans son évolution, l’importance de cette composante pour la réussite du programme global du fait de « l’importance du système de Décentralisation dans l’approfondissement de la démocratie et de l’apport du développement local dans le processus de lutte contre la pauvreté et de l’Amélioration des conditions de vie des populations » , la décision de l’intégrer dans le présent document de programme pour les années 2007 – 2011 a été prise.

La méthodologie utilisée pour la conduite de l’atelier a consisté en une lecture commentée du document de base présentant la composante. Ce document qui date de 2002 a été préparé à l’époque par un consultant qui a fait le tour de tous les services étatiques actifs en matière de Décentralisation pour collecter les informations nécessaires sur le diagnostic et l’identification des perspectives. Le secteur privé a aussi été approché, mais il reste que les services étatiques ont le plus été mis à contribution. En témoigne, les participants étaient pour l’essentiels issus des services centraux de l’Etat.

Ce fait a d’ailleurs était relevé par beaucoup de participants, notamment des représentants de Programmes étatiques comme le Programme National de Développement Local, qui ont eu à déplorer avec nous l’insuffisante tenue en compte d’acteurs très proches de la réalité terrain et qui ont menés des expériences basées sur des méthodologies originales de diagnostic faisant la part belle à la participation des acteurs à la base et des populations. Les expériences ainsi menées ne pouvaient se suffire de la lecture commentée du document de base pour présenter les résultats qu’ils ont atteints, tant du point de vue des propositions correctives que des innovations à apporter à la formulation et à la mise en oeuvre des politiques publiques en matière de gouvernance locale pour plus d’efficience.

Mais l’approche méthodologique proposée a été retenue et le consultant a été chargé, de prendre note de tous les apports des participants pour enrichir le document en vue d’en représenter une version révisée lors d’un atelier de restitution à venir pour sa validation.

Nos interventions dans le cadre des débats ont été axées sur la présentation de l’Alliance, notamment en ce qui concerne sa méthodologie basée sur la triptyque Action – Réflexion – Action qui lui a permis de faire des propositions articulant les situations vécues et analysées par les acteurs et leurs propositions de changement pour l’amélioration de la gestion des affaires publiques. Cette méthodologie et les thèmes de travail ont été présentés comme ayant permis à l’Alliance de conceptualiser « la gouvernance légitime » . Les partenariats noués avec l’union africaine pour l’élaboration d’une charte africaine de la gouvernance, ainsi que le travail en cours pour l’élaboration d’un projet africain de gouvernance et les échanges de l’Alliance avec l’Union européenne, séduite par la démarche ont aussi été présentés.

Les participants à l’atelier ont dans leur ensemble salué ce travail et l’originalité de l’approche. Tous ont émis le désir de mieux connaître l’Alliance et d’avoir des échanges plus approfondis sur son travail. Des échanges de contacts ont été faits et le souhait de maintenir le contact, tant avec les représentants des institutions étatiques que les partenaires privés exprimé.

Les perspectives se situent dans l’attente de l’atelier de restitution qui sera organisé pour la validation du document de présentation de la composante et des sous projets retenus.

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