La pauvreté appelle-t-elle la pauvreté ?

Au Bénin, si ton père est pauvre, tu seras aussi pauvre

Dans la matinée du mardi 26 Novembre 2002 à Cotonou, la capitale économique du Bénin (Afrique de l’Ouest), un entretien fut engagé au cours d’une enquête avec un agent technicien de l’Office des Postes et Télécommunication en service à la recette principale. Il décrivait d’une manière laconique la misère que vivaient les pauvres qui, selon lui, sont ceux qui ne connaissent personne c’est-à-dire ceux qui n’ont pas des parents soit dans de grandes sociétés, (privée ou publique), soit dans les services de l’Etat.

En effet, pour la moindre offre d’emploi, ceux qui ont des parents ’’bien placés’’, comme cela se dit souvent, même sans avoir certaines fois la compétences requises sont recrutés au détriment des pauvres qui peuvent être les mieux outillés pour la mission en question. Pour peu de chose, le système de relation est mis en branle et le pauvre, fils d’un autre pauvre, se contente d’être retenu sur la liste d’attente et en quelle position ? C’est malheureux a t-il conclu.

Cette situation ci-dessus décrite, interpelle de près ou de loin, la conscience de tous les Béninois et plus loin, celle de tout africain. C’est là une question importante voire cruciale car on laisse mourir les compétences en recrutant par-ci et par-là des personnes qui ne peuvent que nous conduire à la perdition. On ne peut pas aspirer à un développement du continent africain et plus particulièrement celui du Bénin si l’on s’évertue encore de nos jours à sauvegarder sa famille par le biais de ses connaissances. Tout se passe comme si le pauvre, l’homme sans relations, n’avait pas lui aussi besoin de travailler

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