Valoriser la chefferie traditionnelle

L’Association et Appui à l’Auto Développement Communautaire (AADEC) est une ONG qui est basée à Bamako. Elle bénéficie du financement du PRSC dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de plaidoyer pour la relecture des textes relatifs aux chefs de quartiers et villages et leurs conseillers.

Selon l’article 60 de la loi 95-034 du 27 janvier 1995, portant code des collectivités territoriales " le village est la communauté de base en milieu rural sédentaire : la fraction est la communauté de base en milieu nomade, le quartier est la communauté de base en milieu urbain ". Le village, le quartier et la fraction sont administrés par un chef de village, de quartier ou de fraction investi par le conseil de la communauté concernée. D’énormes tâches (représentant du pouvoir exécutif judiciaire, la sécurité des populations etc.. ) ont été attribuées aux chefs de quartier, village et fraction et leurs conseillers par le pouvoir à travers le code de collectivités territoriales (CCT), régissant le nouveau système administratif. Les chefs de quartier, de village et fraction sont les interlocuteurs des communes et acteurs clés dans le processus de développement local. En réalité force est de constater que le coefficient de corrélation entre ces attributions et les moyens (ressources et capacités) dont ceux-ci disposent est très faible. Actuellement un chef de village reçoit un traitement de 2 500 FCFA par mensualité qui est très insignifiant selon eux-mêmes par rapport à leurs misions et responsabilités.

Appuyer le collectif des conseils de quartier dans la planification et la mise en oeuvre d’un plan de plaidoyer en faveur de la révision des textes en vue de valoriser la fonction de chef de quartier, de village et de fraction; favoriser l’organisation des conseils de quartier et village et collectif et faciliter le dialogue entre les décideurs et le collectif pour l’adoption des propositions de textes relatifs aux chefs de quartier, village et fraction.

Rencontre individuelle et collective avec les chefs de villages, fraction, quartier et coutumier de Bamako ;

Mise en place de la coordination des collectifs des chefs de quartiers.

Instauration de dialogue entre décideurs et coordinations des collectifs des chefs de quartiers ;

Développement des alliances avec 15 députés influents siégeant à l’assemblée nationale ; les ONG partenaires d’AADEC dans les régions (AMADE, CR ONG de Koulikoro etc.).

Maintien du contact avec la nouvelle équipe du Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales dans le cadre du suivi du dossier.

Une étude a été réalisée ; un forum national de validation des textes a été tenu : un avant projet de loi est élaboré et déposé au niveau du Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales ; l’avant projet de loi a été adopté par le département le 7 mars 2002 à travers sa commission spéciale mise en place et déposé au niveau du secrétariat général du gouvernement.

Une dynamique interne s’est instaurée entre les conseils de quartiers : une réunion se tient tous les mois sur la problématique de gestion communale ; les chefs de quartiers ont pris conscience de leur statut, rôles et responsabilités dans la gestion communale à travers une meilleure connaissance des textes régissant les chefs de quartiers, villages et fractions dans le cadre de la décentralisation et un cadre d’échange permanent s’est instauré entre les chefs de quartier de Bamako (réunions tenues dans la mise en oeuvre du projet avec les chefs de quartiers).

Par ailleurs suite à cette action de plaidoyer, le Groupement des commerçants détaillants de Hamdallaye, les groupes civiques de Kati et Taliko en commune IV du District ont approché l’OSC AADEC pour les appuyer dans l’élaboration de projet de plaidoyer. L’effet du projet s’est ressenti sur le système de gestion de l’ONG par l’utilisation de nouveaux outils et a contribué en une promotion soutenue de la structure auprès des institutions de la République.

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