La situation scolaire dans le cercle de Kieneba

Situé au Sud de la Région de Kayes, le Cercle de Kéniéba a une superficie d’environ 17.000 km². Très enclavé, il est traversé du Nord au Sud par une chaîne de montagne : le Tambaoura. Il connaît une pluviométrie régulière suffisante et est parcouru par plusieurs cours d’eau. Les activités économiques dominantes sont l’agriculture et le travail des mines d’or, l’orpaillage.

 

Aujourd’hui, le Cercle compte environ 130.000 habitants répartis entre onze Communes et 24 villages. Devenu poste administratif en 1942, le Cercle de Kéniéba a connu les premières écoles du Soudan Français : Satadougou (1896), Sitakily (1925-1926), Kéniéba (1942-1943) etc.

 

En 1996, le taux brut de scolarisation était de 14,53%. Insuffisantes dans l’ensemble, les écoles se trouvaient inégalement réparties sur l’étendue du Cercle, avec un taux brut de scolarisation alarmant pour certains Arrondissements (actuellement communes) : Faléa (0,08%) ; Faraba (3,25%) ; etc. Les taux bruts les plus élevés étaient : 27,45% pour Kéniéba et 21,53% pour Kassama.

Devant cette impasse scolaire, l’ADICK a pensé qu’il fallait faire quelque chose pour améliorer cette situation, convaincu qu’aucun décollage économique n’est possible avec de tels taux. Pour faire face à cette situation, le bureau de l’ADICK a décidé de l’envoi dans les plus brefs délais de missions de sensibilisation auprès des populations dont certaines étaient allergiques à la scolarisation de leurs enfants. Ces missions étaient dépêchées également auprès des responsables de l’éducation nationale à Bamako, Kayes et Kéniéba.

Pour réunir les frais de cette campagne, l’ADICK a ouvert une souscription volontaire auprès des ressortissants et sympathisants du Cercle, résidant à Bamako et Kati. L’argent collecté a permis ces missions. Ont participé à ces missions des membres de l’ADICK, des représentants des autorités locales et régionales de l’administration et de l’école.

Les résultats obtenus à la suite de ces contacts ont largement dépassé les espoirs. En effet, de 1994 à l’année 2001, de nombreuses nouvelles écoles ont été créées et/ou ouvertes presque dans tous les gros villages du Cercle. C’est ainsi qu’à ce jour, soixante dix (70) écoles ont été créées ou ouvertes ; écoles fondamentales publiques, premier et second cycles. Nul doute que le taux de scolarisation de 1994 (14,53%) doit être largement dépassé de nos jours. Les zones d’ombre ont disparu et il y a maintenant une répartition assez acceptable du taux qui variait déjà en 1997 de 11 à 39%. Ces nouvelles écoles ont été construites par les populations locales là où elles étaient allergiques à la scolarisation de leurs enfants.

Récemment, les actions de l’ADICK ont abouti au financement des travaux de construction de trois (3) écoles en dur dans deux Communes à taux assez élevés sur fonds ADS. Les démarches sont en cours pour obtenir le financement d’autres écoles en dur auprès de l’ADS et d’autres sources de financement.

 

L’effort de l’ADICK ont abouti récemment à obtenir la construction d’un Lycée à Kéniéba pour 2003. Déjà l’ouverture du Lycée est autorisée pour l’année scolaire 2002.

Le fait que le Cercle de Kéniéba a fourni les premières écoles du Soudan Français et qu’il se trouvait en 1994 parmi les Cercles les moins scolarisés du Mali a fortement marqué les ressortissants du Cercle regroupés au sein de l’ADICK. c’est donc l’effort de tout un chacun qui a fait aboutir à ces résultats qui doivent être confortés par le Ministère de l’Education pour la fourniture en nombre suffisant d’enseignants qui ne pourront pas tous être payés par les populations locales.

ADS??

M Sissoko est président de l’ADICK

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