Quelle lecture faire du foisonnement des partis politiques au Mali?

La prise du pouvoir par l’armée en 1968 consacrait l’avènement d’un régime d’exception au Mali. Une tentative de légitimation de ce pouvoir fut selon les autorités de l’époque le retour du Mali à " une vie constitutionnelle normale en 1979 " par la création d’un parti unique constitutionnel : l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM).

Ce parti-Etat a favorisé des maux comme le clientélisme et la corruption. Il était en outre caractérisé par :

Au début des années 1990, ce régime monolitique ne répondait plus aux aspirations des populations. C’est ainsi que nourrie des maux qu’il a engendrés, la révolution du 26 mars mettait fin au régime du parti unique. Dans l’euphorie de cette révolution à caractère socio-politique, la constitution du 12 janvier 1992 en son article 28 consacrait le multipartisme.

A la faveur de cette ouverture constitutionnelle tant attendue, des formations politiques commencèrent à occuper l’échiquier politique national. Aujourd’hui, le Mali en compte plus de quatre vingt (80) . Les raisons de cette multiplication sont de plusieurs ordres :

Une analyse du contexte de la multiplication des partis politiques nous permet d’affirmer que le phénomène est plus porté par des ambitions personnelles que par un réel dynamisme politique.

En effet les promoteurs des nouvelles formations politiques ne sont pas porteurs de nouveaux projets de société dans bien de cas. IL n’est d’ailleurs pas rare de constater que les formations transfuges s’identifient aux idéaux des partis dont leur promoteurs sont issus. Les projets de société qui devraient faire la différence et justifier la création de nouvelles formations politiques ne sont pas en cause.

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