Enteprises minières canadiennes en Rd Congo

Vision detaillée des entreprises minières canadiennes

Afin de nous faire une idée précise des activités des compagnies canadiennes dans la Province du Katanga, Nouvelle Dynamique Syndicale / NDS, a initié deux missions sur les sites de Lonshi et de Dikulushi.

Nous pensons sincèrement que les entreprises qui opèrent dans notre pays dans lequel n’existe qu’à peine un Etat doivent améliorer leurs activités au lieu de se complaire à la corruption qui appauvri davantage notre peuple

NOUVELLE DYNAMIQUE SYNDICALE

NDS

Syndicat interprofessionnel

340av kasa vubu cLubumbashi RD CONGO

Cel 0814050119 email syndicat_nds@yahoo.fr

 

 

Affilié à la fédération internationale des travailleurs de la Chimie Energie et Mines ICEM

Point focal du Réseau Ressources Naturelles RRN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation des compagnies canadiennes au Katanga

en République Démocratique du Congo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Novenbre 2004

Afin de nous faire une idée précise des activités des compagnies canadiennes dans la Province du Katanga, Nouvelle Dynamique Syndicale / NDS, a initié deux missions sur les sites de Lonshi et de Dikulushi.

Nous pensons sincèrement que les entreprises qui opèrent dans notre pays dans lequel n’existe qu’à peine un Etat doivent améliorer leurs activités au lieu de se complaire à la corruption qui appauvrt davantage notre peuple

Somika qui fait des problèmes de pollution graves ferait l’objet du prochain rapport.

 

Jean Pierre Muteba

Secrétaire Général

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les entreprises canadiennes au Katanga

 

 

 

 

 

Entreprise Localisation Capital Production

 

COMISA * Lonshi Sakania 100% First Quantum Cuivre

Etat congolais

Tenke Fungurume Mining Fungurume Kolwezi 55% Lunding

45% GCM Cuivre / Cobalt

ANVIL MINING Dikulushi Kilwa 27% First Quantum Cuivre / argent

SMKK * Likasi 60% Melkior

40% GCM Cuivre / Cobalt

SOMIKA* Lubumbashi 100% Cuivre / Cobalt

 

• COMISA : Compagnie Minière de Sakania

• SMKK : Société Minière de Kabolela et Kipese

• SOMIKA : Société Minière du Katanga

 

 

Synthèse exécutive

 

 

 

1. Les intérêts canadiens sont très importants dans la Province du Katanga.

2. Les entreprises canadiennes contrôlent les plus grands gisements cuprocobaltifère de la province notamment ceux de Tenke et de Fungurume, soit plus de 80 milliards de dollars.

3. Ces entreprises bénéficient des exonérations exagérées ayant pour soubassement l’implication de certains dirigeants ou politiciens congolais.

4. Malgré ces exonérations, ces entreprises se refusent de payer des taxes non couvertes par les conventions minières.

5. La corruption, le trafic d’influence caractérisent les activités de ces entreprises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recommandations

 

 

 

1. Les ONG locales et canadiennes devraient exiger de ces entreprises plus de transparence et la réalisation des activités prévues dans les cahiers de charge..

2. Il faut renforcer les capacités des ONG locales afin de leur permettre de surveiller (monitoring) de manière continue les activités de ces entreprises et de produire des rapports trimestriels, semestriels et annuels.

3. Les entreprises canadiennes devraient démarrer la réalisation de leur EMP et SMP avec l’assistance des ONG congolaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FIRST QUANTUM

Afin de mettre à jour les données sur les activités des entreprises minières dans la Province du Katanga, nous avons effectué un séjour de 72 heures à Lonshi. Nous faisons ci-dessous un rapport détaillé qui comprendra les points suivants :

Présentation de l’Entreprise

Effectif et conditions de travail

Production

Points saillants

Conclusion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Présentation

La Compagnie Minière de Sakania COMISA est une entreprise de droit congolais dont la direction générale est installée à Lubumbashi sur l’avenue Kabalo.

Le siège d’exploitation se trouve à Lonshi à 80 kilomètres du chef-lieu du territoire Skania et à 30 kilomètres de l’Usine hydrométallurgique de Luansha à Ndola. COMISA est un investissement à 100% canadien de First Quantum.

2. Effectif

COMISA emploie 380 agents dont des congolais, zambiens, sud-africains, australiens. Les congolais habitent dans des huttes en chaume et malgré la signature avec l’employeur à l’engagement d’un contrat selon lequel quatre mois plus tard il allait construire un hôpital, une école un centre récréatif et des habitations. Près de trois ans bientôt se sont écoulés, rien n’a été construit, les maisons préfabriquées sont occupées par 40 agents. Les travailleurs sont donc toujours séparés de leurs familles qui restent à Kolwezi, à Likasi, à Kipushi et à Lubumbashi. Les conditions de travail sont très pénibles, les agents passent 12 heures de travail par jour, soit de 5H30 à 17H30 et de 17H30 à 5H30. Dans un roulement de deux postes avec interdiction de s’alimenter.

Les salaires sont payés en kwacha (monnaie zambienne) au moment où les agents n’ont pas des passeports ou des permis pour se rendre en Zambie en vue de faire des provisions. Du reste, pendant notre séjour, un des responsables, Monsieur MITONGA avait été arrêté en Zambie pour passage frauduleux à Ndola.

Le personnel n’a donc pas de réelles possibilités de s’approvisionner. Les travailleurs congolais hautement qualifiés ont signé et signent des contrats à durée déterminée ; ce sont par exemple des conducteurs des bennes, graders, des opérateurs de pelles. En réalité, le niveau d’études et même l’expérience professionnelle ne sont pas pris en compte.

Les salaires vont de 750.000 kwacha pour les gardes à 2.500.000 kwacha pour les opérateurs de pelles, soit 150 à 230 dollars US. Ils sont insuffisants pour des personnes complètement enclavées, vivant de leurs familles et ayant en réalité deux ménages à nourrir.

Les sous-traitants, transporteurs, fournisseurs de divers équipements et consommables sont des entreprises zambiennes ou sud-africaines telles KASEMBO Ldt, ADRIATIC, YAKASHIKA.

3. Production

COMISA produit en termes de chargement 150 à 200 camions de minerais qui vont quotidiennement à BWANA MUKUBWA. Le pont bascule se trouve dans l’usine même en Zambie. Il n’ya donc pas de pesage en RDCongo. Soit une production journalière d’au moins 6.000 tonnes par jour. Les camions bennes peuvent contenir chacun 40 tonnes. En plus, ils ont 2 chargeurs et 4 pelles.

Les produits sont verts(malachite) pour une infime partie mais le gros est noir (très noir). C’est donc non seulement le cuivre mais aussi le cobalt, voire l’uranium.

4. Points saillants

Les services en douane OCC, Police de mines et DGM existent bien à Lonshi, mais sans réelle activité. Les échantillons pris dans les camions sont envoyés à Ndola où se font les analyses de labo.

Les expatriés ont d’une manière générale, notamment les conducteurs des camions zambiens, des passeports. Le paiement des visas de leurs séjours multiples n’est pas du ressort de l’agent de la Direction Générale de Migration, DGM. Certainement, c’est un problème du Consul à Ndola. C’est aussi le cas pour le paiement des frais pour les entrées des camions.

Monsieur Augustin KATUMBA et Raphaël NGOY MUSHILA sont des actionnaires et administrateurs. Ils se rencontrent du reste très fréquemment en Zambie à Ndola. COMISA crée beaucoup d’emploi en Zambie soit 4.000 emplois directs et indirects.

5. Conclusion

Comme toutes les entreprises canadiennes, FIRST QUANTUM repose ses activités sur la corruption, l’exploitation des travailleurs et le mensonge. La construction de l’école, du camp et des infrastructures sociales n’est qu’une projection dont la réalisation n’est pas à l’ordre du jour. Augustin KATUMBA MWANKE, encore lui avec un autre membre du réseau maffieux congolais Raphaël NGOY MUSHILA sont des supports dans ce pillage des ressources de la RDCongo.

 

 

 

 

 

ANVIL MINING

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Présentation

Elle exploite une carrière à ciel ouvert à Dikulushi (55 kilomètres de Kilua) qui est à 400 kilomètres de Lubumbashi. Anvil Mining est une entreprise de droit congolais créée par une convention minière qui exonère la compagnie pendant 6 ans. Le Directeur Général Pierre MERCIER réside à Lubumbashi.

2. Effectif

Anvil Mining emploie 510 agents dont 40 expatriés. Le personnel habite dans des baraques et petits bungalows. Près de 400 habitent la cité de Kilwa. L’entreprise a décidé de ne point construire des habitations pour le personnel. Mais depuis quelques mois, les constructions pour les maîtrises et les expatriés sont en érection en remplacement des bungalows. Un dispensaire assez bien fourni en médicaments fonctionne au sein de l’entreprise. Mais, le projet d’assistance à l’hôpital de Kilwa n’est pas encore été réalisé.

3. Impact

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les activités n’ont aucune influence sur la cité. La route est essentiellement un moyen d’évacuation des produits miniers. Le port de Kilwa est en terre battue alors que celui de la Zambie a fait l’objet des travaux de bétonnage. Les poussières au passage des camions et un changement climatique dans la cité de Kilwa peuvent être observés.

Un cas de sida avéré a été identifié parmi les sujets zambiens. Aucune mesure à part la distribution gratuite des préservatifs à son personnel n’a été prise.

La faune et la flore aquatiques sont attaquées ; le bac traverse le lac deux fois par jour avec des rejets de gasoil et la population craint à la destruction de la flore et la faune aquatiques à cause de la pollution des eaux du lac.

4. Les taxes

L’entreprise est exonérée pendant 6 ans alors que la durée de vie de la mine est de 8 ans. Cependant, malgré les exonérations exorbitantes, Anvil Mining se refuse de payer les taxes légales résiduelles. Au contraire, Anvil et plus précisément ses gestionnaires préfèrent la corruption des fonctionnaires en leur versant un perdiem ou un pourboire.

Un exemple illustratif :

Alors que le 7 juin 2004, nous participions par téléphone à une réunion de MIGA, le jeudi suivant le 17 juin (soit le 24 juin) le Gouverneur de la Province du Katanga et ses deux adjoints, à peine nommés, ont fait le déplacement de Dikulushi. C’est leur premier déplacement après leur nomination dix jours avant.Une de plus Katumba Mwanke avec Charles kiona sont administrateurs et directeur administratif .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Les entreprises canadiennes opèrent dans la corruption avec des perdiem et des exonérations exorbitantes. Les populations locales sont laissées pour compte et les projets sont conçus sans aucune volonté de les réaliser dans un pays corrompu à outrance.

Legitimate governance

Keywords

Géographiques